Your browser does not support JavaScript! L’importance des histoires fondées sur le réel d’après la Pédagogie Montessori
Association Montessori Luxembourg
Loading
Nov 30, 2021

L’importance des histoires fondées sur le réel d’après la Pédagogie Montessori

L’importance des histoires fondées sur le réel d’après la Pédagogie Montessori

Introduction

Durant mes études, j’ai pu constater l’importance que représentait la lecture pour les enfants. Effectivement, j’ai relaté de nombreuses histoires à des enfants âgés de 2 à 5 ans dans le but d’un retour au calme, d’une introduction à une activité, de les divertir, etc. ; la lecture est une activité omniprésente au sein des institutions pédagogiques.

La lecture des livres pour enfants représente un réel intérêt personnel ; j’aime beaucoup recevoir de nouveaux livres et les contempler avant de leur présenter. Ce qui m’a amené à rédiger mon article sur le thème de la lecture d’album.

Je vais, dès lors, me pencher sur la pédagogie Montessori.

Celle-ci a été très peu abordée dans le cadre de mes études. Cependant, en parallèle à l’exercice de ma profession, je suis la formation Montessori afin d’en apprendre davantage. Cette pédagogie, à contrario des pédagogies traditionnelles, m’a vraiment convaincue sur les principes que celle-ci véhicule. En effet, les pédagogies traditionnelles ont tendance à mettre en avant les histoires fantastiques. Or, celles-ci ne seraient pas favorables au développement des enfants âgés de moins de six ans.

Sur ces dires, je me pose la question: « quelle est l’importance de raconter des histoires fondées sur le réel d’après la pédagogie Montessori ? ». Dans cet article, je prendrai le temps de vous expliquer, dans un premier temps, l’importance que la lecture d’album apporte aux enfants et dans un second temps, la méthode du lecteur à adopter.

Et pour terminer, je répondrai à la thématique tout en m’appuyant sur la pédagogie Montessori et mes expériences professionnelles.

I – Importance de la lecture d’histoire pour les enfants

Tout d’abord, nous allons nous intéresser aux bienfaits de la lecture d’album qui sont multiples. Pour les plus petits, elle permet de mettre en relation des objets avec des mots : les objets pour manger, les moyens de transport, les animaux de la savane, les fruits et légumes, etc. Le bambin va commencer par mettre en bouche le livre pour ensuite apprendre à tourner les pages, toucher les matières, tirer les languettes, soulever les rabats. Cela va donc développer sa motricité fine. Plus nous présentons cette activité tôt, plus elle deviendra une source d’amusement, de plaisir, de développement du langage et enfin l’enrichissement étonnant de son vocabulaire.

L’enfant sera actif, captivé par l’histoire qui lui sera racontée. La lecture va familiariser les élèves à la langue écrite et à la structure syntaxique de la langue du récit car il s’agit pour l’enfant de côtoyer un vocabulaire plus élargi que celui qu’il utilise durant son quotidien. D’où l’importance de commencer tôt pour qu’ils puissent se familiariser et s’approprier le fonctionnement de la langue écrite.

« Un adulte va lire un livre pour se distraire, un enfant va lire un livre pour se construire » Joann Sfar

La lecture n’est pas seulement une source d’apprentissage mais bien un moment de plaisir que l’on utilise parfois pour le retour au calme, le divertissement ou encore pour l’ouverture d’une activité. Par exemple, je vais lire un livre se rapportant au carnaval avant de passer à l’activité préparée sur ce thème. La plupart du temps ils adorent ce moment qui les apaise et les ramène au calme. Il est important de lire des histoires aux enfants pour qu’ils puissent développer leur concentration et leur attention car cela s’apprend sur une longue période. La Lecture favorise également le développement de la curiosité par le biais des imagiers ou des abécédaires (pour les plus jeunes) afin d’acquérir de nouvelles connaissances.

Lire des livres peut permettre de faire passer un message comme le brossage de dents, le lavage de mains, la propreté, etc. Pour les plus grands, le livre peut permettre d’aborder un sujet difficile comme un décès, une crise de colère, un divorce, etc. L’album permettra d’aider si les mots manquent. Il permet également des interactions avec les adultes. Il est intéressant de poser des questions après avoir lu comme par exemple : avez-vous aimé cette histoire ? La lecture d’album permet également l’ouverture à de nouveaux endroits sans quitter la crèche/maison. Elle permet à l’enfant de le cultiver à propos de lieux et d’expériences autrement inaccessibles. On peut lui faire découvrir les autres cultures, les pays lointains, les océans, etc. Les livres permettent aussi de l’éveiller à de nouvelles idées. Chaque histoire fait également appel à l’imagination et va pousser l’enfant à développer cette capacité.

« Celle-ci est très importante. Elle lui permet d’apprendre à vivre avec le monde qui l’entoure » Anne Floret

II – Méthode du lecteur

Le moment de la lecture d’album est un moment très important car il permet de nombreux apprentissages comme celui du langage. Lorsque nous lisons aux enfants il est donc favorable de respecter certaines règles quant à l’articulation, l’intonation, le timbre de voix, etc. Durant mes études d’institutrice maternelle, j’ai eu la chance d’être formée sur la manière de lire une histoire aux enfants. Ce petit rituel a des bienfaits, linguistiques notamment, à condition qu’il soit bien mené.

Comment faire une bonne lecture ?

  • Articuler : est indispensable pour être entendu et pour la compréhension de l’histoire. Cependant, il ne faut pas que l’articulation soit excessive car cela pénalise le sens du texte. Une lecture trop mécanique affaibli l’émotion qu’il peut y avoir en ce moment.
  • Maitriser le débit de lecture : une lecture lente est préférable mais il est également important d’adapter son débit de paroles au sens du texte.
  • Maitriser sa respiration : elle est importante pour que l’histoire racontée soit fluide.
  • Respecter la ponctuation : si celle-ci est présente ce n’est pas pour rien. Elle sert à obtenir plus de clarté et plus de confort pour le lecteur. Il faut donc l’utiliser pour que l’histoire ait du sens.
  • Respecter les liaisons : Il est primordial de lier les mots de façon fluide et non de lier tous les mots ensemble.
  • Importance de moduler la voix tant les inflexions que l’intensité de notre voix et la durée (le débit). Tout cela apporte un sens au texte en apportant du rythme, de la vie à l’histoire.
  • Changer de voix pour chaque personnage : interpréter chaque personnage facilite la compréhension de l’histoire. On peut donc bien distinguer chaque personnage : (ex : voix grave pour le papa, voie aigüe pour la petite fille).

Lorsque nous lisons une histoire aux enfants il est indispensable de jouer un jeu d’acteur, cela permet de rendre ce moment plus vivant. En effet, pour enrichir cette lecture nous utilisons notre corps, notre voix, nos émotions. De plus, jouer avec les expressions du visage permet de souligner ce que nous racontons. Cependant, tout cela doit se faire de manière fluide et spontanée. C’est pourquoi durant ma formation, nous devions nous entrainer à lire des albums devant nos collègues afin d’accroître notre « rôle de comédien ». Il est même parfois préférable de raconter certaines histoires en exagérant sur les émotions et le ton de la voix, cela fait souvent beaucoup rire les enfants.

III – Histoires réelles ou fantastiques en pédagogie Montessori

1) Introduction sur la pédagogie Montessori

Celle-ci est une méthode d’éducation créée en 1907 par Maria Montessori qui fut d’abord premier médecin en Italie avant de devenir pédagogue. Sa pédagogie repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant. En tant que pédagogue, elle a travaillé pendant de nombreuses années avec des enfants ayant une déficience mentale ou porteurs de troubles mentaux. Auprès d’eux, elle a développé sa pédagogie avec succès puis elle a décidé de l’étendre à tous types d’enfants. D’après ses observations et ses expériences, elle conclut que les enfants sont des esprits absorbants, des « éponges ». De 0 à 6 ans ils construisent leur propre vision du monde afin de s’adapter à l’environnement selon les périodes sensibles. L’esprit absorbant est défini comme la propriété psychique essentielle qui distingue l’intelligence de l’enfant au regard de celle de l’adulte. L’environnement favorise une pédagogie de l’autonomie, les enfants sont amenés à apprendre par eux-mêmes.

Ce projet d’éducation nouvelle s’inscrit dans la promotion de la paix et du progrès ; il repose sur trois piliers : une posture particulière de l’éducateur, une ambiance préparée et un matériel pédagogique spécifique. Cette pédagogie permet d’aider l’enfant à se construire pleinement de manière autonome pour devenir un adulte confiant et responsable.

2) L’imagination définie par Maria Montessori

Suivant la pédagogie Montessori il est important de ne pas confondre « imaginaire » et « imagination ». Au contraire de l’imagination, quand nous parlons d’imaginaire il s’agit de l’irréel.

Voici 3 définitions :

C’est la véritable manifestation omniprésente de l’intelligence humaine.” (L’enfant est l’avenir de l’homme)

“L’imagination est la base même de l’esprit ; elle élève les choses sur un plan supérieur, sur le plan de l’abstraction.” (De l’enfant à l’adolescent)“L’esprit de l’enfant peut-il se limiter à ce qu’il voit ? Non ; il a un type d’esprit qui dépasse les limites du concret : il a la possibilité d’imaginer. Cette possibilité de voir les choses qui ne sont pas présentes à ses yeux révèle une forme supérieure d’esprit.” (L’esprit absorbant)

3) L’imagination avant l’âge de 6 ans

L’imagination comprend l’imagination reproductrice et créatrice.

Qu’entend-on par imagination reproductrice ? Jusqu’à l’âge de 6 ans, l’enfant traverse un stade sensoriel de l’imaginaire où il se construit à partir du réel, de ses sens. Nous représentons souvent tout ce qui nous est inconnus intérieurement. Or, pour que les enfants se fassent une image de l’inconnu, ils doivent le lier à ce qu’ils connaissent.

Par exemple, si vous racontez une histoire sur un chien sans aucunes descriptions, l’enfant va réfléchir et imaginer. Est-il grand ? Est-il petit ? Est-il poilu ? Est-il brun ? Il va le lier intérieurement à tous les petits chiens qu’il aura déjà aperçu. De 0 à 6 ans, l’enfant imagine donc quelque chose dans son esprit qu’il a déjà vu et vécu. Cette période d’auto-construction est donc très importante car l’enfant a pu avoir des expériences réelles et concrètes. C’est à ce moment-là que se sont établies des connexions synaptiques. L’imagination est donc un travail primordial pour l’enfant car elle est une faculté de l’intelligence, la construction elle-même de celle-ci. Pour Maria Montessori, l’imagination fait bien partie de l’intelligence car elle distingue l’homme de l’animal.

“Ce n’est pas la mémoire qui nous permet d’imaginer des choses que l’on ne voit pas : il s’agit d’une construction créée par une activité interne.” Maria Montessori

« Elle voyait en l’univers une création merveilleuse, et la pédagogie Montessori en présente toute la splendeur à l’enfant, de la naissance à six ans. Les enfants au stade du premier plan de développement sont vraiment ancrés dans la réalité concrète. Leur capacité à discerner ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas n’est pas encore acquise » Maria Montessori

4) L’imagination après l’âge de 6 ans

À partir de l’âge de 6 ans environ, naît l’imagination créatrice. Celle-ci deviendra le pivot de l’apprentissage. C’est à cet âge qu’apparaît la période sensible de l’imagination. L’enfant commence à imaginer, à créer des situations inexistantes (non vécues), à réaliser ses propres images à partir d’éléments préexistants. L’esprit comprenant prend la place de l’esprit absorbant en s’appuyant sur l’imagination : « La grande différence entre ces deux périodes, est que pour la première, l’enfant absorbe alors que la seconde, il construit » (l’enfant est l’avenir de l’homme)

Pour que l’imagination soit créatrice, celle-ci doit être dotée d’une fondation. Comme nous venons de le voir, elle se trouve dans la réalité. Il s’agit de sensations diversifiées, organisées par l’esprit. Il ne s’agit pas de simples souvenirs, mais de perceptions persistantes et organisées.

« Notre tâche à nous, consiste à accompagner l’enfant âgé de six à douze ans sur le chemin qui conduit vers des réalités plus élevées, que l’imagination seule peut saisir » Maria Montessori – Éduquer le potentiel humain

5) Le fantastique

Pour les enfants de 0 à 6 ans, il existe une confusion pour ce qui est de la fantaisie qui est en lien avec l’irréel et le fantastique. Pour Maria Montessori, le petit enfant passe par une phase naturelle où il est fasciné par le fantastique, par le surnaturel, par l’irréel. Il s’agit pour elle d’un stade immature de l’esprit de l’enfant. L’enfant qu’on maintient dans la fantaisie est souvent un enfant qui a du mal à se poser, il est désordonné, il peut être violent. Il éprouve souvent des difficultés à se connecter à la réalité et aux activités qui demande de la concentration pour soutenir son développement. Le rôle de l’adulte est de ne pas bouleverser cette construction par la lecture de récits fantastiques : le jeune enfant ne sait pas encore distinguer le réel de l’imaginaire. Il s’agirait d’abuser de sa crédulité en lui faisant croire à des histoires irréelles qui nous enchantent mais remplies d’ambiguïtés, comme par exemple l’histoire du Père Noël.

Maria Montessori nous dit :

Nous devons accompagner l’enfant dans son travail de construction. L’humain doit se construire au moyen de l’imagination, mais la plupart du temps, l’enfant en est réduit à recueillir çà et là l’information dont il a besoin dans un monde qui n’est pas préparé pour lui. (…) Puisque la nature le pousse à comprendre le monde, nous devons préparer un environnement dans lequel il pourra choisir ce qui est nécessaire à la construction de son imagination. Il y a une différence entre offrir cette aide qui s’adresse une vie entière et raconter des contes de fées.” (L’enfant est à l’avenir de l’homme)

Maria Montessori a donc eu l’idée de raconter des histoires réelles à la manière des contes.

6) Que peut-on retenir ?

Lorsque nous lisons des histoires aux enfants, il est important de ne pas prendre n’importe quel livre. Choisir un album en fonction de l’âge de l’enfant coule de source car ils ne sont en aucun cas adaptés à chacun. Mais ceci ne suffit pas. Dans la pédagogie Montessori, il est fortement recommandé de respecter certains critères comme : un graphisme réel et harmonieux, des textes appropriés, livres à la taille de la main de l’enfant, etc. De plus, être vigilant et attentif quant aux choix des histoires est primordial car elles communiquent souvent un message. Comme dit ci-dessus, chaque histoire fait appel à l’imagination et va pousser l’enfant à développer cette capacité qu’il a. Il est donc préférable de ne pas lire des histoires sur bases de choses irréelles car avant l’âge de 6 ans l’enfant ne distingue en aucun cas le réel de l’imaginaire.

IV – Expériences professionnelles

1) Différence de deux albums

Contrairement aux livres que je lis durant mes journées en crèche Montessori, j’ai souvent été exposée à des albums écrits sur bases de l’irréel. Prenons ici l’exemple de deux livres.

Voici un des livres qui se trouve dans notre bibliothèque au Nido.

Titre : A ce soir

Auteur et illustrateur : Jeanne Ashbé Collection : Pastel

Ce livre se rapproche du vécu de l’enfant : c’est l’histoire de Sam et Léa qui passent une journée à la crèche.

Voici un livre que j’ai pu lire durant mes stages en tant qu’institutrice.

Titre : Ours qui lit. Auteur : Eric Pintus

Illustrateur : Martine Bourre Collection : Hors collection

Ce livre n’est pas basé sur du réel : il s’agit d’un ours qui lit la liste des animaux qu’il va manger. Cela va beaucoup intriguer les autres animaux qui vont venir le questionner.

Dans notre pédagogie, il est primordial de respecter le rythme d’apprentissage de l’enfant. Alors pourquoi ne pas respecter la construction de l’imaginaire chez l’enfant de moins de 6 ans ? Pourquoi choisir un livre expliquant la vie d’un animal au comportement humain alors qu’il en existe des identiques avec l’histoire d’un enfant ? Apporter des livres écrits sur bases réelles aux apprentissages concrets impliquant des illustrations proches de la réalité aura d’autant plus d’impact sur l’enfant que ce dernier pourra s’identifier aux situations vécues par le personnage de son livre. Il lui sera facile de faire des parallèles entre sa vie et celle du héros de son livre.

Certaines personnes assurent qu’il est très important de développer l’imagination des enfants dès leur naissance, comme si elle n’était pas totalement naturelle. On dira souvent qu’il est réducteur de ne pas présenter des contes de fées ou récits fantastiques ainsi que de se contenter de la richesse du monde réel. Cependant, si nous nous rendons dans une crèche/école Montessori nous pouvons observer des enfants qui n’y sont pas plus tristes et qui sont fascinés de la nature. Ils y sont même heureux de prendre conscience de ce qui les entoure.

2) Déroulement d’une lecture d’histoire au Nido (0 à 2 ans)

La lecture d’album au Nido se déroule au coin doux. Je commence par prendre plusieurs livres et je m’installe. La plupart du temps, les enfants qui désirent participer viennent vers moi et m’entourent. Je suis bien évidemment installée à leur hauteur. Je propose aux enfants hésitants de se rapprocher mais sans insister car il est essentiel de leur laisser le choix des activités qu’ils souhaitent faire. Ensuite, je leur demande quel livre préfèrent-ils que je lise en premier. Suivant leur choix, je commence à lire le titre du livre et leur montre la couverture. Je garde toujours un œil sur l’ensemble du module. Je commence souvent par lire de manière calme et détendue pour favoriser leur concentration tout en adaptant mon débit de parole au sens du texte. Pendant ma lecture, je prends soin de tourner l’album vers eux pour que chacun puisse avoir une vision sur les illustrations de chaque page. Lorsque l’histoire est terminée, ils réclament que je leur en relate une seconde.

Lors des lectures au coin doux, je remarque souvent que les enfants veulent s’accaparer du livre que j’ai en main ou les autres qui attendent d’être lus sur mes genoux. C’est pourquoi j’instaure un moment d’après lecture où les enfants peuvent chacun s’approprier un livre pour le contempler et le toucher. J’ai bien vite remarqué qu’ils adorent ! Parfois ils se disputent, c’est la raison pour laquelle je leur mets d’autres livres à disposition pour qu’ils aient du choix. Lorsque ce moment prend fin, je propose aux enfants de m’aider à ranger.

Conclusion

Durant ces dernières années, l’amour pour la lecture aux enfants n’a fait que s’accroître. Cependant, lire une histoire n’est pas chose anodine. Si nous suivons la pédagogie Montessori, la lecture d’album n’est pas seulement le choix d’un livre comprenant de belles illustrations et de charmantes couleurs mais celui en fonction du contenu de l’histoire

À travers cet article, j’ai tenté d’expliquer l’importance que la lecture apporte aux enfants dès leur naissance ainsi que la méthode du lecteur à adopter afin de transmettre au mieux les bienfaits de cette lecture.

J’ai ensuite essayé de répondre à la thématique : « quelle est l’importance de raconter des histoires fondées sur le réel d’après la pédagogie Montessori ? » en m’appuyant sur des fondements pédagogiques et sur la base de mes expériences.

Nous pouvons retenir de cet article qu’avant l’âge de 6 ans, la majorité des enfants ne font pas la différence entre le réel et l’imaginaire. Ils n’ont pas encore la possibilité de prendre du recul pour distinguer ce qui existe dans notre quotidien et quelque chose qui a été inventé par l’adulte. C’est durant cette période que l’enfant mémorise une quantité d’informations qui vont lui permettre de se faire une représentation du monde qui l’entoure et de son fonctionnement. Maria Montessori définira ceci comme l’esprit absorbant. C’est pour cela qu’il est préférable de lire des histoires qui ne tendent pas vers le fantastique avant l’âge de 6 ans car il faut d’abord que les enfants comprennent le monde réel qui les entoure avant d’envisager de les confronter à des sujets imaginaires.

Article rédigé par Amarante Verbaert

Bibliographie

1) Sources internet

  • https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/langage/fiche.aspx?doc=bg- naitre-grandir-lire-que-faire-1-a-3-ans&fbclid=IwAR3tv0KqbAv8QI2TSR5VL- q52hTYJYCkkrx6rBpob5UhCRmtmXRCmh4l6BY
  • https://apprendreaeduquer.fr/5-selections-livres-enfants-tranche-dage/
  • https://decouvrir-montessori.com/quest-ce-que-la-pedagogie-montessori/
  • https://santecool.net/selon-maria-montessori-les-enfants-naiment-pas-les- contes-de-fee/

2) Livres

  • Maria Montessori : L’enfant est à l’avenir de l’homme, DESCLEE DE BROUWER, 2018
  • Maria Montessori : L’esprit absorbant de l’enfant, DESCLEE DE BROUWER, 1959
Partagez votre intérêt !
Cart Item Removed. Undo
  • No products in the cart.
X
X