Your browser does not support JavaScript! Les bienfaits du jardinage chez l'enfant - L'Enfant Roi Académie
Association Montessori Luxembourg
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Mai 18, 2021

Le jardinage

Le jardinage

Introduction

« Le jardinage est la pratique, et parfois l’art, de semer, planter, maintenir des végétaux composant un jardin dans des conditions idéales pour leur développement. Cette pratique répond à un besoin d’esthétique et/ou alimentaire mais aussi pour le plaisir personnel ».

J’ai choisi comme sujet à mettre en lien avec la pédagogie Montessori « le jardinage », car depuis que je suis petite, je suis baignée dans les plantes. J’ai toujours trouvé fascinant la façon dont une plante peut grandir. Pour moi, c’est un bon moyen d’entrer en contact avec la nature tout en apprenant de nouvelles notions.

Durant mes études de puéricultrice et d’institutrice maternelle, j’ai pu voir à quel point il est important pour les enfants de manipuler, toucher, sentir, goûter. C’est pourquoi je leur avais proposé des activités répondant à ces besoins.

En arrivant dans les crèches, j’ai pu me rendre compte du travail que les enfants effectuaient dans le cadre de la vie pratique. Je me suis donc posée les questions :

« Est-ce que les enfants savent d’où viennent les fruits et légumes qu’ils mangent ? Comment fait-on pour avoir des fruits et légumes ? Viennent-ils d’un arbre ? ». Pour ma part, je pensais que les enfants ne savaient pas d’où ils venaient, qu’ils étaient trop petits pour le comprendre. C’est pour cette raison que j’ai voulu relancer l’idée d’un potager à la crèche. Pour me rendre compte de tout le savoir des enfants et que l’on puisse apprendre ensemble.

« Le secret de la bonne éducation consiste à garder à l’esprit que l’intelligence de l’enfant est un sol fertile où sont semées des graines qui pousseront à la chaleur du feu de l’imagination. Par conséquent, notre objectif n’est pas simplement de faire comprendre à l’enfant, et encore moins de le forcer à mémoriser des faits : nous visons à émouvoir son imagination et à l’émouvoir jusqu’au plus profond de son être. » Maria Montessori – “Éduquer le potentiel humain”

En observant la nature, nous pouvons nous rendre compte qu’il faut un certain nombre de conditions favorables pour qu’il y ait un développement. C’est exactement la même chose pour les enfants. Nous devons avoir réuni tous les facteurs pour que l’enfant puisse se développer.

Selon Maria Montessori (“De l’enfant à l’adolescent“) : « Aucune description, aucune image d’aucun livre ne peut remplacer la vue réelle des arbres dans un bois avec toute la vie qui se déroule autour d’eux ».

Nous savons que le contact et les expériences directes avec la nature sont au cœur même de la pédagogie Montessori. C’est pour cette raison que le jardinage est un bon moyen de reconnecter les enfants avec la nature en sachant que le numérique a pris une grande importance dans nos vies grâce à tout ce qu’il nous apporte au quotidien mais aussi les sensibiliser à l’environnement pour leur permettre d’apprendre à consommer local.

Le jardinage va permettre de répondre tant aux différentes périodes sensibles chez l’enfant, favoriser le bien-être naturel et stimuler les perceptions sensorielles. Ce qui m’amène à parler des grands principes de la pédagogie Montessori.

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir ». Maria Montessori

  • À la naissance, l’enfant est un embryon spirituel. Il n’est pas du tout autonome et il a besoin que l’on fasse tout pour lui. Par exemple, si l’enfant a faim, nous devons lui donner à manger. Il va grandir, avancer et acquérir des compétences à son rythme. L’adulte va quant à lui devoir stimuler l’enfant dès son plus jeune âge en stimulant toutes les parties de son cerveau. Ce dernier va prendre l’adulte comme modèle et ils pourront, dès ce moment, interagir ensemble.
  • L’enfant développera des besoins en plus des besoins primaires (dormir, manger).

L’autonomie :

L’enfant a besoin de développer son autonomie en faisant des activités seul et en les faisant pour de vrai. Par exemple, il va verser de l’eau d’une vraie carafe dans un vrai verre. En s’entrainant, l’enfant va faire ses propres expériences, ses propres erreurs, ce qui va renforcer son sentiment de confiance en soi.

Le mouvement :

L’enfant est en mouvement depuis sa création dans le ventre de la maman. Il a besoin de bouger pour apprendre. Dans le mouvement, il va faire appel à tout son corps ; au schéma corporel, à la coordination, à la motricité fine et globale. En le stimulant, il va améliorer chaque mouvement de son corps jusqu’à atteindre son objectif. Il est tout de fois très important de respecter les étapes de développement de l’enfant.

La liberté :

Il faut laisser l’enfant faire ses expériences, ses propres choix. L’enfant veut ce qu’il fait et non fait ce qu’il veut. L’enfant décide de l’activité et du temps qu’il veut y consacrer. Il est libre mais il faut veiller à respecter le cadre (cadre sécurisé et sécurisant physiquement et psychologiquement), ce qui lui permet plus facilement de se socialiser.

L’enfant est un esprit absorbant, il est comme une éponge et absorbe tout. Autant ce qu’il entend que ce qu’il voit et ce, sans même faire la distinction entre le bien, le mal et le concret et l’abstrait. Il est donc très important d’être attentif à la manière dont on lui parle, dont on se comporte. À cet âge, l’enfant apprend très bien les langues ainsi que la bonne prononciation.

Les périodes sensibles

Les périodes sensibles sont passagères. Elles se limitent à l’acquisition d’un caractère déterminé. Lorsque ce caractère est développé, la sensibilité cesse. L’adulte doit être très attentif et observer l’enfant afin de reconnaitre quand celui-ci est en période sensible.

« Les acquisitions sont faites pendant les périodes sensibles que l’on pourrait comparer à des phares qui éclairent la nature intérieure, ou à un courant électrique qui produit des phénomènes actifs ». (“L’enfant“)

Maria Montessori distingue 6 périodes sensibles dans le développement de l’enfant :

La période sensible de l’ordre

L’enfant va s’apercevoir que l’éducateur range le matériel à sa place après chaque activité, ce qui va lui permettre de refaire la même chose par la suite. Cela va lui permettre de se sentir en ordre intérieur, en sécurité. L’enfant peut aussi ressentir le besoin d’aligner le matériel du plus petit au plus grand, ou différemment selon son envie. Si un objet n’est pas rangé à sa place, l’enfant peut nous le faire remarquer et le ranger correctement. Le fait que l’éducateur soit constant dans son attitude lors de l’activité, mais aussi au niveau de son ton de voix et sa posture éducative permet à l’enfant de se sentir rassuré. Par exemple, à la crèche, nous avons pris l’habitude de ranger tout le matériel nettoyé dans une armoire. C’est pourquoi, après chaque séance de jardinage, ils rangent avec l’aide de l’éducateur le matériel à sa place.

La période sensible du mouvement

« Le but du mouvement est de servir la vie entière de l’enfant. Il ne peut être dissocié de sa vie psychique, le mental et le physique ne font qu’un. » Maria Montessori (“L’esprit absorbant”).

Pendant le jardinage, les enfants vont être amenés à manipuler les différents outils mais aussi les plantes, les bulbes, les fruits et légumes lorsqu’ils auront poussé. Mais ils pourront aussi bouger avec ampleur en transportant des feuilles dans une brouette, tester leur force en portant un arrosoir, renforcer la coordination main-œil en plantant des bulbes, développer leur motricité fine en manipulant des graines. La possibilité de répéter ces gestes librement tout en respectant le matériel, et sans se mettre en danger, va leur permettre d’en créer de nouveaux et va les amener vers une meilleure coordination de leur mouvement.

La période du langage

« Le langage se développe naturellement, en tant que création spontanée » Maria Montessori (l’esprit absorbant).

Le jardinage va permettre à l’enfant d’élargir son champ lexical. Nous allons pouvoir l’enrichir en chantant des comptines ou chansons utilisant le vocabulaire du potager, raconter des histoires sur la germination ou alors utiliser les cartes de nomenclature.

Quand l’enfant ne connait pas le nom d’un objet, il va le pointer du doigt et c’est à ce moment-là que nous devons lui donner le terme pour satisfaire sa curiosité. Le jardinage est gorgé de termes scientifiques que l’enfant peut « absorber » et mémoriser sans fatigue de façon aisée et inconsciente.

L’enfant est un esprit absorbant. On peut le comparer à une éponge qui absorbe toute l’eau dans laquelle on la dépose. Il va observer, écouter tout ce qu’il voit pour mémoriser chaque son, chaque geste pour le reproduire par la suite.

Il voudra lui-même connaitre le nom des plantes, les différentes parties de celle-ci (ex : tige, feuilles, fleur…), mais aussi les différents noms des outils de jardinage et leur fonction (ex : le râteau pour ratisser, la pelle pour creuser, l’arrosoir pour arroser…). Ce qui, par la suite, va nous permettre de mettre en place les puzzles du botanique que nous avons dans les ambiances. L’enfant pourra y découvrir les parties des plantes que nous voyons en dehors de la terre mais aussi celles qui sont dans la terre et que nous avons tendance à « oublier » quand nous parlons des végétaux aux enfants. L’enfant va donc découvrir des formes, couleurs et textures qu’il ne connaissait pas encore jusqu’ici. Il ne faut pas hésiter à aller plus loin dans la curiosité de l’enfant en disant de quelle couleur sont les pétales et comment est la feuille (lisse, ondulée, frisée, douce, rugueuse). Mais nous pourrons surtout récolter les différents aliments cultivés dans notre jardin pour faire des recettes, les utiliser en vie pratique…

La période sensible du raffinement des sens

Le jardinage permet de développer les 5 sens. L’enfant a besoin d’observer, de toucher, manipuler, goûter, transvaser, voir. L’enfant est un explorateur sensoriel, c’est pourquoi le jardin est un excellent endroit pour lui. Ce dernier va pouvoir développer :

  • Sa vue : grâce aux différentes couleurs de fleurs, d’outils que l’on utilise. Mais aussi en observant les plantes pousser de jour en jour.
  • Son odorat : grâce aux différents parfums des fleurs, plantes aromatiques.
  • Son toucher : grâce aux différentes parties des plantes (feuilles, pétales) mais aussi grâce à l’eau, certains insectes en manipulant la terre.
  • Son ouïe : grâce aux bourdonnements des insectes, au vent dans les branches, au chant des oiseaux.
  • Son goût : grâce au goût authentique des fruits et légumes mais aussi des plantes aromatiques et des fleurs comestibles.

Il ne faut pas oublier que chaque enfant est différent et donc certains enfants voudront d’abord observer et sentir les odeurs que la nature peut nous offrir avant de vouloir toucher la terre et de goûter à certaines saveurs. L’enfant va pouvoir faire des transvasements en voulant arroser le potager. Ce qui le mettra en lien direct avec la vie pratique dans l’ambiance. Le jardinage va permettre à l’enfant de se connecter avec la nature et d’explorer le cycle de la vie végétale.

La période sensible aux petits objets

L’enfant aime les petits objets qu’il peut trouver au quotidien. En faisant du jardinage, il pourra manipuler les graines, observer les différents insectes que l’on peut rencontrer dans la terre ou en dehors. Il a le sens du détail, il observera des choses que l’adulte ne remarque pas ou auxquelles l’adulte ne prête pas attention. Il faut laisser du temps à l’enfant pour regarder, observer afin qu’il soit satisfait.

Lors de séance de jardinage, l’enfant va prêter attention aux abeilles qui viennent butiner les fleurs, aux pucerons qui laissent des trous dans les feuilles, aux traces que les limaces laissent derrière elles, aux fourmis qui viennent manger les fraises, aux trous que les vers font dans les fruits.

La période sensible à la vie sociale

Lors du jardinage, les enfants travailleront en groupe ou individuellement pour faire pousser les plantes, les fruits et les légumes qu’ils pourront partager lors d’un repas. Les enfants aiment manger comme tout le monde. D’ailleurs, rien de tel que de cuisiner ce que l’on a fait pousser et récolter. Participer au potager et à la récolte des aliments va permettre aux enfants de prendre conscience des règles du groupe et de la société. L’éducateur va devoir mener son atelier tout en étant discret mais en faisant respecter les règles de vie. Maria Montessori a d’ailleurs indiqué qu’une des choses les plus importantes est la qualité d’observation de l’éducateur. L’éducateur doit se montrer bienveillant envers les enfants. En étant bienveillant, il ne doit pas pointer les erreurs de l’enfant mais plutôt lui expliquer les choses en lui remontrant si nécessaire. En faisant des erreurs, l’enfant va se construire et avoir plus confiance en lui seulement si nous ne les pointons pas du doigt.

L’enfant va aussi apprendre la notion de partage. Par exemple, il ne pourra pas toujours avoir la brouette, il devra attendre que son copain ait terminé son travail pour pouvoir l’utiliser.

  • Les conditions pédagogiques à une éducation adaptée aux besoins de l’enfant. Une ambiance préparée avec le matériel bien positionné par le nouvel éducateur qui est là pour encadrer, observer, donner un cadre et aider sont les deux conditions pédagogiques pour une éducation adaptée.
  • Les conséquences d’une éducation adaptée aux besoins de l’enfant. Il est important de ne pas déranger un enfant qui est concentrer dans son activité, il faut le laisser terminer. L’enfant sera normalisé quand il n’aura plus besoin de nous. C’est-à-dire qu’il marche, il travaille, il est autonome, il est tout simplement épanoui.

En jardinant, les enfants vont acquérir d’autres perceptions.

  • La perception du temps

Se repérer dans le temps est difficile pour l’enfant. En jardinant, il va acquérir des repères temporels à sa propre construction.

Le cycle annuel des saisons

L’enfant va pouvoir remarquer le changement de saison grâce aux couleurs et aux formes des végétaux qui changent. En hiver, les arbres vont perdre leurs feuilles. Au printemps, les arbres vont avoir des bourgeons puis des petites fleurs pour donner des fruits en été ou en automne en fonction de la variété.

En automne, les arbres vont avoir les feuilles qui changent de couleur et elles vont tomber. Dans l’ambiance, nous avons la table des saisons qui permettra à l’enfant d’observer ces changements grâce aux différents éléments qui seront posés dessus.

Le temps biologique des espèces végétales

L’enfant va se rendre compte du temps qui passe grâce aux différentes sortes de plantes qu’il existe. Par exemple, l’enfant pourra se rendre compte qu’une année est passée en ayant observé des plantes annuelles comme les tournesols. Si nous plantons des plantes vivaces comme de la lavande ou du romarin, les enfants vont se rendre compte qu’elles vivent plus longtemps. Tout cela va permettre à l’enfant de comprendre que lui aussi à son propre développement et qu’il grandit également.

– Le temps d’une activité

Dans la pédagogie Montessori, lorsque l’on présente une activité ou que l’on en fait une avec les enfants, celle-ci à un début et une fin. Dans le jardinage, c’est pareil. On commence l’activité par mettre une tenue adéquate pour jardiner, on prend le matériel nécessaire, on s’occupe du potager et on termine par nettoyer et ranger son matériel, se changer et se laver les mains.

– Le temps géologique

Il est important de sensibiliser les enfants sur le fait que nous faisons partie de la nature tout comme les plantes et les animaux qui existaient déjà avant nous. Les enfants ont souvent tendance à nous demander si on est vieux ou non, si on a un papa et une maman. Je pense qu’il est important de partir de leur vécu familial pour leur expliquer la géologie. On pourrait faire un arbre généalogique avec eux et leur expliquer que chaque personne a eu des parents et que ces personnes ont connu certaines plantes que nous avons aujourd’hui (qu’elles ont connus plus petites s’il s’agit d’arbre).

Bien évidemment, il faut que l’enfant se rende compte qu’un tournesol que l’on a fait pousser cette année n’aura pas connu ces ancêtres. Nous pouvons partir sur le fait que l’enfant a peut-être un chien chez lui qui est plus vieux et partir du même principe. Le chien a eu des parents et des grands-parents que l’enfant n’a peut-être pas connu. Ainsi, l’enfant va se rendre compte qu’il y a eu une vie avant sa naissance et donc d’autres êtres humains, d’autres animaux et d’autres plantes.

– La patience

Nous savons très bien que la patience n’est pas forcément le point fort des enfants. Mais nous devons leur apprendre en leur faisant observer le développement d’une plante. Car une plante peut prendre plusieurs mois voire années pour devenir « adulte ». Un jour, un enfant pressait l’orange dans le cadre de la vie pratique et a demandé à une éducatrice ce qu’il pouvait faire avec les pépins. Celle-ci lui a répondu qu’on pouvait les planter dans de la terre et s’en occuper pour essayer de faire pousser un oranger.

L’enfant a donc pris un pot en plastique dans lequel il a mis de la terre et les pépins. Il a déposé le pot sur l’appui de fenêtre pour qu’il y ait de la lumière (il a regardé où étaient les autres plantes dans l’ambiance) et a arrosé la terre. Il a remarqué qu’il fallait attendre longtemps pour voir les premières tiges sortir de terre. En fin d’année, l’enfant a repris fièrement son pot avec sa plante en pleine croissance pour replanter chez lui.

Pour le potager, nous avons semer les graines pour les betteraves, les carottes, les radis et de la salade. Les enfants pourront voir que certaines plantes pousseront plus vite que d’autres.

4 jours après avoir semer les graines :

Les graines de betteraves commencent à germer ainsi que celles des radis et de la salade. Celles des carottes en revanche mettent plus de temps.

7 jours après avoir semer les graines :

Les betteraves ont bien poussé.

Les salades ont bien poussé.

Les radis ont bien poussé.

Les carottes commencent à pousser.

« La patience est une forme de sagesse. C’est la preuve que nous comprenons et acceptons le fait que, parfois, les choses doivent se dérouler dans leur propre temps. » John Kabat-Zinn

Découverte et compréhension des phénomènes naturels

Le jardinage va permettre à l’enfant de mieux explorer la nature.

– La botanique :

L’enfant va devoir faire différentes expériences pour comprendre qu’une plante a besoin de lumière, d’eau et de terre ou autre matière (ex : coton) pour pouvoir se développer. Il va observer la vie au fil des heures, jours et saisons. Auparavant, le potager de la crèche était dans un coin du jardin qui n’avait presque pas de lumière. Il était à l’ombre la plupart de la journée.

Les enfants et éducateurs se sont donc rendus compte que les fruits et légumes ne poussaient pas mais qu’il n’y avait que des tiges avec des fleurs. Pour que les enfants sachent de quoi à besoin une plante pour grandir, nous pouvons faire l’expérience avec eux de planter des graines dans des pots différents et les mettre à des endroits différents. Je m’explique, nous pourrions mettre un pot avec de la terre et les graines derrière une fenêtre, un autre dans un endroit sombre, un autre qui ne serait jamais arrosé et un pot où il n’y a pas de terre mais du coton pour que l’on puisse voir où les graines germes.

La zoologie :

En jardinant, l’enfant va rencontrer différents animaux vivants dans la terre ou en dehors. Il va donc vouloir savoir comment ils s’appellent et à quoi ils servent. L’enfant va se rendre compte petit à petit, grâce aux différentes questions qu’il se pose mais aussi avec le questionnement de l’éducateur, qu’il y a tout un écosystème vivant. L’enfant va observer que les abeilles viennent butiner les fleurs et se rendre sur d’autres. C’est à ce moment-là que nous devons lui expliquer, par exemple, la pollinisation. L’enfant va aussi remarquer que certaines plantes se développent et que d’autres fanent. Il faudra donc lui montrer que certains insectes se nourrissent des racines des plantes et que c’est pour cela qu’elle ne pousse pas.

La météorologie :

L’enfant va se rendre compte de l’impact de la météo sur les plantes. Mais aussi, l’alternance du jour et de la nuit, l’importance des températures et de l’ensoleillement. Car oui, sans tout ceci, nous ne pourrions pas faire pousser de plantes chez nous. Il est toutefois important d’expliquer à l’enfant pourquoi nous ne pouvons pas faire pousser toutes les plantes chez nous. Si nous demandons à un enfant quelles plantes il veut faire pousser dans le potager, il risque de nous répondre “un bananier” parce qu’il raffole des bananes, des pastèques, des melons, des mangues… Il faudra donc lui expliquer que certaines plantes ont besoin de plus de chaleur et d’humidité que d’autres. Ces plantes vont réussir à grandir grâce au climat.

Conclusion

En conclusion, suite à la rédaction de cet article, je me suis rendue compte que la vision que j’avais du jardinage n’était pas du tout aussi compliquée pour les enfants. Les enfants ne sont jamais trop petits pour jardiner ou même pour manipuler la terre. J’étais restée figée dans mes idées où on montre à l’enfant la façon de faire et quand j’ai vu que les enfants procédaient d’une autre façon pour obtenir le même résultat, j’ai compris. La pédagogie Montessori est partout autour de nous. Il suffit parfois de se remettre en question et de changer notre façon de faire pour le bien-être des enfants. Pour cela, il est important de l’observer pour mieux répondre à ces besoins. Le jardinage permettra aux enfants de se rendre compte qu’ils ont bien plus de points communs avec les plantes. L’enfant est un être complet que l’on doit aider à se développer, grandir. D’où la citation de Maria Montessori :

« Aide moi à faire seul »

Bibliographie

  • Maria Montessori : « l’enfant »
  • Maria Montessori : « l’esprit absorbant »
  • Maria Montessori : « de l’enfant à l’adolescent »
  • Maria Montessori : « éduquer le potentiel humain »
  • Vanessa Toinet : « Je jardine, je grandis avec Montessori »
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Jardinage

Éloise Chenon
Éducatrice

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